De FlusserLe geste d’écrire

Le geste d’écrire

Flusser analyse le geste d’écrire dans ce texte, l’action de tracer des formes sur des surfaces. C’est un acte d’excavation : “Écrire, c’est faire des trous”. L’auteur parle des règles de fonctionnement de l’écriture, comme l’orthographe, la grammaire, la structure linéaire du geste, les differences entre écrire avec une machine ou avec un stylo. Il propose donc trois questions : “(a) Ne peut-on pas écrire sans avoir quelque chose à exprimer ? (b) Ne peut-on pas exprimer la chose par des gestes qui ne sont pas celui d’écriture ? Et plus radicalement (c) Ne peut-on pas vivre sans écrire ?”. Il répond en disant que (a) oui, c’est possible écrire sans rien exprimer ; (b) non, ce n’est pas pareil d’exprimer quelque chose en parlant que en écriant ; (c) lui, il ne peut pas vivre sans écrire. Flusser donc expose sa relation avec l’écriture et avec les diverses langues qu’il parle : “Je dirai (sans y vouloir insister trop) que mes pensées ‘philosophiques’ tendent vers l’allemand, mes pensées ‘politiques’ vers le portugais, et mes pensées ‘scientifiques’ vers l’anglais. (Mes pensées ‘sentimentales’ tendent vers le tchèque, qui est ma langue maternelle, mais j’ai perdu la maîtrise de cette langue.)”. Sa procédure pour traduire un texte, c’est plutôt d’avoir le texte original comme un point de départ pour la discussion que sera menée dans la nouvelle langue, plutôt que de traduire le texte mot à mot. Il a, donc, des résultats différents à chaque “traduction”. Il continue la discussion sur les formes d’expression, conditions et les buts de l’écriture.

“J’ai décrit, dans cet essai, mon geste d’écrire à moi. Mais il ne s’agit pas d’une confession autobiographique, laquelle n’a aucun intérêt pour ceux qui vont le lire, ni, d’ailleurs, pour moi. Car mon geste d’écrire est typique. C’est un geste pour lequel nous sommes tous programmés par notre culture. C’est une des manières par lesquelles nous sommes tous dans le monde. Nous sommes tous programmés pour être écrivains”.

Ce texte est très similaire au chapitre définitif « Le geste d’écrire » paru dans le livre « Les Gestes« .

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